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Motion relative à la méthodologie de détermination des bassins d’habitat

Uitslag onbekend
TypeBesluit
GemeenteComblain-au-Pont
Datum2026-03-26
DataniveauAlleen documenten
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Vu la réforme envisagée de la politique du logement en Wallonie, et notamment la détermination de PLL, pôles de logement locaux, basés sur des bassins d’habitat ; Vu l’étude commandée au Centre d’Études en Habitat Durable (CEHD), utilisée comme base principale pour la définition de ces bassins ; Vu les impacts structurels majeurs que cette réforme est susceptible d’avoir sur l’organisation du logement public, sur les communes et sur les usagers ; Considérant que l’étude du CEHD, si elle présente un intérêt analytique certain, n’avait pas pour objet initial de déterminer l’architecture globale de la politique régionale du logement ; Considérant, en premier lieu, la méthodologie retenue : Que la détermination des bassins d’habitat repose exclusivement sur une analyse de la demande , et plus précisément sur les choix de localisation exprimés par les candidats au logement social ; Que ce choix méthodologique, limité à une seule catégorie de la population et à un seul segment du marché du logement, est de nature à biaiser significativement les résultats ; Qu’aucune prise en compte structurelle n’est faite : de l’ offre existante , publique et privée ; des acteurs du secteur (localisation, missions, capacités, spécificités) ; des locataires en place ; du parc de logements existant, y compris privé ; des grilles de loyers ; ni des autres bassins territoriaux structurants (mobilité, enseignement, emploi, soins…); Considérant les risques en matière de mixité sociale et d’aménagement du territoire : Que fonder une politique publique exclusivement sur une logique de demande observée, sans correctif ni vision prospective, revient à entériner les déséquilibres existants ; Que cette approche risque de : renforcer la concentration de la précarité ; accentuer les phénomènes de ghettoïsation ; affaiblir toute ambition réelle de mixité sociale à l’échelle régionale ; Que la méthodologie présentée part du postulat que les besoins des publics les plus vulnérables, notamment en matière de mobilité, seraient immuables , conduisant à adapter la politique du logement à ces contraintes plutôt qu’à agir, de manière coordonnée, sur les politiques sociales, de mobilité ou d’aménagement du territoire ; Considérant l’absence de concertation et d’analyse qualitative : Que l’approche retenue est purement statistique , sans analyse qualitative approfondie des réalités locales ; Que ni les communes, ni les acteurs de terrain, ni le secteur du logement public n’ont été associés en amont à la définition de cette méthodologie ; Que la concertation annoncée à un stade ultérieur intervient alors que les grandes orientations sont déjà fortement balisées, limitant de facto la portée réelle de cette consultation ; Considérant le rôle paradoxal accordé aux SLSP : Que la délimitation des bassins repose exclusivement sur les données issues des SLSP et des candidats au logement public ; Que, paradoxalement, ces mêmes SLSP se voient attribuer un rôle marginal dans la gouvernance des futurs pôles, notamment au sein du comité d’accompagnement, où elles disposeraient d’un poids équivalent à celui d’acteurs privés sans responsabilité opérationnelle directe, tels que le syndicat national des propriétaires ; Que cette incohérence pose question quant à la reconnaissance du rôle central des SLSP dans la mise en œuvre concrète de la politique du logement ; Considérant les incohérences territoriales et organisationnelles : Que la réforme prévoit des bassins aux tailles extrêmement contrastées, allant de pôles métropolitains dépassant les 600 000 habitants à d’autres de moins de 50 000 habitants ; Que cette disparité soulève des questions majeures : de cohérence de gestion ; d’ équité de traitement entre territoires ; de capacité à mettre en place des procédures homogènes et une politique cohérente à l’échelle régionale ; Que la distinction opérée entre pôles « urbains » et « ruraux » ne correspond pas à la réalité territoriale, les grands pôles métropolitains comprenant eux-mêmes d’importantes zones rurales ; Que, par ailleurs, certains indicateurs de gestion (taux d’inoccupation, nombre d’ETP par logement, efficacité opérationnelle) ne démontrent pas nécessairement la pertinence systématique de fusions ou de regroupements de sociétés ; Considérant enfin les modalités de financement envisagées Que la note gouvernementale évoque le financement du fonctionnement des pôles par la réaffectation de moyens existants , notamment issus de la réforme des subsides APE ; Que cette option reviendrait à retirer des moyens actuellement affectés au travail de terrain , au service direct des usagers, pour financer des structures de gouvernance supplémentaires ; Que ce choix pose un problème de cohérence et de priorisation des ressources publiques ; Par ces motifs, le Conseil communal : DECIDE D'exprimer ses vives réserves quant à la méthodologie retenue pour la détermination des bassins d’habitat ; De demande r qu’une révision de cette méthodologie soit envisagée, intégrant une approche plus globale, qualitative et territorialisée ; D'exiger une concertation réelle et en amont avec les communes et les acteurs du logement public ; De s’inquièter des conséquences potentielles de la réforme sur la mixité sociale, la cohérence territoriale et les moyens opérationnels du secteur ; D'inviter le Gouvernement wallon à garantir que toute réforme structurelle du logement renforce prioritairement l’action de terrain et l’accès effectif au logement, plutôt que d’alourdir les structures de gouvernance. Résultats des votes À l'unanimité,

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